Des rapaces en proie au froid…

DSC_0014-1 small1. Bonjour David, te voici de retour aux Tourades, qu’est-ce qui t’a motivé à revenir pour y faire un séjour en service civique ?

Lors de mon séjour en septembre dernier, je discutais avec différents membres de l’équipe de mon souhait de m’impliquer davantage avec A Rocha, mais ils regrettaient de n’avoir rien de consistant à me proposer… Quelques jours après mon retour des Courmettes, je rencontre Jean-François qui m’annonce qu’un poste de service civique s’est libéré ! Me voici donc de retour, pour trois mois aux Tourades puis trois mois aux Courmettes.

2. Peux-tu nous expliquer en quoi consiste le projet sur lequel tu travailles actuellement ?

Mon projet principal consiste en l’étude des rapaces hivernants dans la vallée des Baux ; une étude pilote avait été menée lors de l’hiver 2011-2012, et mon étude s’inscrit dans la continuité. Le protocole est légèrement différent mais suffisamment similaire pour permettre des comparaisons. L’objectif est double : d’une part, l’obtention de résultats quantitatifs permettra une évaluation de la tendance des populations si l’étude est reproduite annuellement. D’autre part, des observations qualitatives, en termes de comportements notamment, tenteront d’expliquer l’utilisation de la vallée par les rapaces.

3. Et sur le terrain, as-tu déjà des observations intéressantes ?

A la moitié du projet, huit espèces de rapaces ont été observées, soit une de moins que le total de l’étude de 2012, donc c’est plutôt pas mal ! Les espèces les plus vues sont la Buse variable, le Busard des roseaux, le Faucon crécerelle, et l’Épervier d’Europe, présentes toute l’année, en plus du Milan royal qui ne vient qu’en hiver dans la vallée. Un autre hivernant un peu plus rare, le Busard Saint-Martin, est très sympa à observer : d’une part pour ses couleurs (le mâle notamment est superbe avec son plumage gris très clair excepté le bout des ailes noir), et d’autre part pour la manière dont il chasse, très bas au-dessus du champ en changeant brusquement de direction pour surprendre ses proies. Les espèces les plus intéressantes restent cependant les aigles : l’Aigle botté, que nous avons observé à quelques reprises aux Tourades, et l’Aigle de Bonelli, rare en France avec une trentaine de couples seulement, qu’on a la chance de voir planer au-dessus des marais des Baux.

4. Et par la suite, qu’envisages-tu pour l’après A Rocha ?

C’est encore loin, l’après-A Rocha ! Tout n’est pas encore très clair, je souhaiterais obtenir un diplôme et faire diverses expériences professionnelles dans le domaine de la conservation écologique. Mais dans un premier temps, j’enchainerai avec une autre mission aux Courmettes : là encore elle n’est pas très précise ; il s’agira de promouvoir les activités naturalistes – et particulièrement ornithologiques – en éditant un document présentant le patrimoine du domaine et/ou en proposant différentes activités de découverte au public des Courmettes.

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