Stoppons nos déchets, ça déborde !

Dites-nous en quelques chiffres quelle est la situation en France du côté de nos « poubelles »

Il faut savoir que chacun de nous produit en moyenne 390 kg de déchets par an. Si les quantités produites ont tendance à se stabiliser, l’élimination et la valorisation des déchets ménagers restent un problème majeur. Cette gestion a un coût faramineux qui a doublé au cours de la dernière décennie et s’élevait à 5 milliards d’€ en 2006. En raison de l’évolution des modes de vie, et des habitudes alimentaires, la production d’ordures ménagères par français a doublé en 40 ans ! Et oui, inutile de dire que ça déborde :

Il semble pourtant qu’au cours de la dernière décennie, nous citoyens sommes de plus en plus et de mieux en mieux sensibilisés sur cette question ; des progrès ont-ils été observés ?

Il est vrai que depuis 2004, la France est dotée d’un Plan National d’actions de prévention des déchets. Certaines tendances ressortent des bilans réalisés depuis 1993 : ainsi les emballages ont tendance à diminuer passant de 39 à 32% (carton, plastique, verre), alors que les textiles sanitaires (couches, lingettes, mouchoirs papier..) ont augmenté significativement pour atteindre 9% de notre poubelle (soit 34kg/an/hab). Par contre, la quantité de certains composés toxiques a nettement diminué, grâce à l’amélioration des collectes sélectives des déchets dangereux diffus et également d’une meilleure conception de nombreux produits.

Pourquoi y a-t-il urgence à réduire nos déchets ?

Les enjeux que soulève la gestion de nos déchets se situent à plusieurs niveaux :

Il s’agit en définitive d’un enjeu clé en termes d’environnement, de santé et d’économie.

Comment passer à l’action ?

Les idées et pistes d’action sont très nombreuses ! Je vous encourage à aller sur le site « www.reduisonsnosdechets.fr » où vous trouverez de nombreuses manières de réduire la quantité de déchets en cliquant sur l’onglet « j’agis ».

Entre autre :

Bon nombre de ces habitudes font maintenant partie du sens commun, mais ne sont appliquées que ponctuellement.

Et à A Rocha, dans vos centres d’études de l’environnement, ça fonctionne malgré les bénévoles qui se succèdent et les cultures qui se côtoient ?

En fait oui ! Nous avons une bonne écoute concernant les règles de vie indispensable à la vie en communauté. Il est important de prendre le temps pour chaque nouvel arrivant d’expliquer pourquoi nous avons choisi tel mode de fonctionnement. Et régulièrement, nous avons des suggestions de leur part pour aller plus loin, comme la réparation des vélos pour ceux qui s’y connaissent un peu ! Et pour éviter le gaspillage potentiel de nourriture plus difficile à gérer en communauté, ils notent toujours scrupuleusement la date et l’aliment sur les boîtes de restes mises au frigo.

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