Volontariat en environnement : rencontrez Antón et Noémie

Dans un contexte d’urgence écologique, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir agir. C’est la raison pour laquelle effectuer un volontariat en environnement est une opportunité remarquable pour les jeunes. Que ce soit en service civique ou en volontariat européen, Antón et Noémie ont choisi de s’engager avec A Rocha.

Noémie, chrétienne passionnée d'environnement

Noémie, en service civique en environnement au Mas Mireille

Bonjour, je m’appelle Noémie HAAB, j’ai 23 ans et je suis en Service Civique à A Rocha France, ici au Mas Mireille près d’Arles. 

Comment es-tu arrivée au Mas Mireille et pour combien de temps es-tu là ?

Je rêve d’intégrer A Rocha depuis ma lecture du livre « Un Dieu Zéro Déchet » de Dave Bookless (fondateur d’A Rocha Angleterre), lorsque j’étais encore au lycée. J’y ai alors découvert une structure qui lie mes deux plus grandes valeurs : la foi chrétienne et la protection de l’environnement.

Quelques années plus tard, j’ai réalisé un Bachelor « Coordination de projets de développement international et sociétal », puis un Master « Gestion de l’environnement ».

Avec le temps, je trouvais de plus en plus fondamental, en tant que chrétien, de montrer l’exemple d’une bonne gestion de la Terre, comme Dieu nous l’a demandé dès le début de notre ère, au premier chapitre de la Genèse. Je suis ainsi d’avis que le travail d’A Rocha auprès des communautés chrétiennes est essentiel.

À la suite de la validation de mon Master en septembre 2025, le moment était venu pour moi de trouver une opportunité professionnelle dans la protection de l’environnement. C’est de cette manière que j’ai intégré A Rocha en novembre 2025, pour un contrat de service civique de 8 mois jusqu’en juillet 2026, et ce, pour mon plus grand bonheur !

Quelles sont tes missions et quelles espèces étudies-tu ?

Mes missions consistent à appuyer M. Timothée SCHWARTZ, directeur du site, dans les suivis scientifiques faunistiques de la Réserve naturelle régionale du marais de l’Ilon et de sites aux alentours. Je participe donc à l’ensemble des suivis : oiseaux, mammifères, micromammifères, papillons de nuit et Rollier d’Europe. Au printemps, je participerai également au suivi des invertébrés (papillons, orthoptères, arachnides, libellules), des amphibiens et des reptiles.

Cette expérience me permet de découvrir le suivi scientifique d’un milieu naturel et le métier de naturaliste, deux aspects qui manquaient à mes formations.

Comment résumerais-tu la vie Mas Mireille pour ton volontariat en environnement ?

Vivre au Mas Mireille, c’est bien plus qu’un métier. C’est apprendre à se débrouiller soi-même, que ce soit dans la maîtrise de son véhicule sur routes approximatives, réparer un lave-linge, ou affronter ses peurs, comme lorsqu’on me demande d’attraper une grosse araignée.

Antón, de l'Espagne à la vallée des Baux

Antón, volontaire européen en environnement au Mas Mireille

Bonjour, je m’appelle Antón COLLAZO COLLARTE, j’ai 23 ans, je viens d’Espagne et je suis volontaire du Corps Européen de Solidarité avec l’association A Rocha France au Mas Mireille près d’Arles.

Quel a été ton parcours avant ton volontariat en environnement ?

Avant d’arriver au Mas Mireille, j’ai fait des études de droit à l’Université de Vigo. Après cela, je voulais vivre une expérience différente. En particulier, je voulais contribuer à un projet plus grand que moi et donner le meilleur de moi-même pour participer à rendre le monde meilleur.

Depuis mon enfance, j’ai toujours eu un intérêt pour la nature et la science, ainsi qu’une préoccupation pour l’état de l’environnement et la mauvaise gestion que nous, les êtres humains, en faisons. Cependant, juste avant de commencer mes études universitaires, j’ai décidé de m’orienter vers les sciences sociales, même si les sciences naturelles n’ont jamais cessé de m’intéresser.

De plus, ma mère est biologiste et m’a transmis la passion et l’intérêt pour ce domaine. C’est pour cette raison que lorsque j’ai vu l’opportunité de rejoindre A Rocha et de contribuer à leurs travaux scientifiques et de conservation, ainsi qu’aux valeurs et aux objectifs de l’organisation, cela m’a semblé l’opportunité parfaite pour conjuguer mes plans après mes études avec mes intérêts personnels. D’autre part, le fait de pouvoir le faire dans un pays aussi intéressant et magnifique que la France m’a attiré, et ainsi pouvoir vivre de première main la culture et le mode de vie à la française.

Sur quels projets travailles-tu ?

Mon volontariat dure 10 mois, jusqu’en septembre 2026. En ce moment, je travaille dans le cadre du projet sur le Rollier d’Europe. En particulier, je suis en train de faire la maintenance des nichoirs que A Rocha a installés dans la région de la Vallée des Baux et des Alpilles pour favoriser sa reproduction. Actuellement, l’oiseau se trouve en Afrique, principalement au sud-est, car il y passe l’automne et l’hiver.

Notre travail de maintenance acquiert une importance considérable si l’on considère que c’est un oiseau qui ne construit pas son propre nid, mais qui profite de cavités naturelles, lesquelles doivent se situer dans l’environnement approprié pour lui permettre de se nourrir. De plus, le Rollier d’Europe, une fois qu’il se reproduit dans un lieu, est capable de se souvenir d’où il se trouve et revient toujours au même. Et cela, malgré le fait qu’il doive parcourir des milliers de kilomètres chaque année depuis l’Afrique jusqu’en Europe.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué depuis le début de ton volontariat ?

Ce qui m’a surpris jusqu’à présent, c’est la beauté et la diversité de l’environnement de cette région. De même, j’ai été surpris par la quantité de gens qui acceptent de placer des nichoirs sur leur propriété privée pour collaborer au projet, le transformant ainsi en un effort commun.

Naturellement, le projet sur le Rollier d’Europe est l’un parmi plusieurs projets que l’association met en place, et auxquels je contribue dans la mesure du possible.

Une curiosité que j’ai découverte dans le projet est que lorsqu’il y a des rats à l’intérieur des nichoirs, ceux-ci sautent dans le vide avec les pattes ouvertes quand ils se rendent compte de ma présence. Ils sautent comme s’ils avaient un
parachute d’une hauteur de 3 ou 4 mètres, c’est incroyable.

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