Accompagner pour développer la conscience écologique

En tant que responsable du pôle nature au domaine des Courmettes, Charlotte s’occupe des suivis scientifiques et actions de conservation, mais aussi de l’accompagnement de stagiaires, volontaires et services civiques. Elle les accompagne pendant quelques mois dans leurs missions et contribue à développer leur conscience écologique. Un rôle qui inclut la prise en compte de leur profil et de leurs spécificités.

Des profils variés, qui ont déjà un fort intérêt pour l’écologie

Charlotte est tutrice de services civiques, volontaires européens (CES) et stagiaires. Son accompagnement diffère en fonction de l’engagement de chaque personne, car les statuts sont différents. Par exemple, les services civiques sont des jeunes français de 16 à 25 ans, qui peuvent venir pour une période de 8-12 mois. Les profils sont variés, mais ces jeunes sont plutôt là pour l’expérience professionnelle. Ils sont généralement des naturalistes, avec une conscience écologique déjà bien ancrée.

 Les volontaires européens, quant à eux, ont entre 18 et 30 ans et ont des origines, des expériences et des attentes différentes. Pour certains, cette année de césure constitue leur première expérience à l’étranger. D’autres en profitent pour prendre une pause et réfléchir à ce qu’ils veulent faire plus tard. Même s’ils ont un intérêt pour l’écologie, les volontaires européens ne sont pas toujours des biologistes. On rencontre des profils très variés : artiste, vétérinaire, étudiants en droit, en anthropologie, etc.

Enfin, les stagiaires ont en général 18 ou 19 ans, ils viennent pour une durée plus courte dans le cadre de leur formation (souvent, un BTS Gestion et Protection de la Nature). Ils interviennent sur les actions de conservation et de protection de l’environnement. Ils sont donc très tournés vers l’acquisition de compétences professionnelles.

Volontariat et conscience écologique

Accompagner, valoriser et développer la conscience écologique

Avec les volontaires, Charlotte se voit comme une accompagnatrice, une sorte de « facilitatrice ». Si elle a pour rôle d’organiser les missions et de donner des tâches à chacun, elle entretient plutôt une relation de collaboration. À noter, les volontaires ne peuvent pas être mis en situation de responsabilité et n’ont pas obligation de résultats.

Il y a une marge de flexibilité sur la manière dont ils peuvent contribuer à la vie de l’association. Charlotte leur propose une thématique, leur donne des pistes, puis les volontaires voient comment développer cette thématique.

Ainsi, notre responsable du pôle nature aux Courmettes a en tête les besoins, mais ne « force » pas la production. Elle s’appuie sur les goûts et compétences de chacun. Elle encourage à tester, mener à bout leur idée. Parfois, elle fait un planning détaillé pour aider la personne à atteindre son objectif. D’autres fois, le volontaire se gère. Chaque volontaire a donc un projet lié à la conservation et un projet plutôt personnel, qui n’aurait pas forcément existé sans sa présence.

Avec cette approche très adaptative, Charlotte souhaite casser l’élitisme de la science et montrer que la nature est accessible à tous.

« Pour comprendre ce qu’on fait au pôle nature, il faut le vivre. Pour mieux protéger la nature, il faut la connaître. »

En termes d’impact sur le développement de la conscience écologique, c’est tout bénéfique : des personnes qui n’y connaissaient pas grand-chose ont envie de protéger la nature. De plus, ils ont pu goûter à la vie communautaire aux Courmettes. Ils en ressortent changés.

Du plaisir de transmettre

Dans son rôle de tutrice, Charlotte apprécie en particulier la diversité des profils rencontrés, constituant ainsi une équipe riche. Elle apprend à connaitre chacun, à comprendre ses forces et faiblesses, et réfléchit à la manière dont chaque personne peut mieux s’inscrire dans la vision d’A Rocha France.

En général, elle propose des tâches communes à tous, et adapte en fonction des profils. Les volontaires européens et les services civiques pourront ainsi œuvrer sur la conservation, mais aussi participer à la gestion du jardin, au fonctionnement du centre et à l’accueil de groupes. Les stagiaires, eux, se concentrent surtout sur le thème de leur stage.

Elle aime également leur lancer des défis. Les jeunes repartent en ayant apprécié la diversité des actions qu’ils ont pu faire. Certains développent de nouveaux centres d’intérêt, ou en développent certains qu’ils n’avaient pas pris le temps d’explorer avant. Comme elle le dit, « n’importe qui peut apprendre quelque chose, ici ». En témoigne ce jeune qui avait profité de l’étendue du domaine pour apprendre à être seul avec lui-même.

Enfin, il y a l’importance du témoignage chrétien, qui se vit au quotidien : plusieurs personnes sont reparties en se disant que les chrétiens ne sont pas si bizarres que ça, finalement !

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